Les Quebecors Par Helios
Sur ce Blog l'actualité des salariés de Quebecor Hellemmes
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Samedi 18 novembre 2006


                      «Nous ne pouvons être spectateurs
                       de l'enterrement de l'industrie »

Invité à la fête de la section communiste d'Hellemmes, dimanche dernier, Alain Bocquet, président du groupe à l'Assemblée nationale, a évoqué la casse industrielle dans l’arrondissement de Lille sur un ton très offensif.




ICI pour voir l'article liberté hebdo alain bocquet a hellemmes en.pdf «
Vendredi 17 novembre 2006
Vendredi 17 novembre 2006
Jeudi 16 novembre 2006
Nous suivons avec un vif intérêt tout ce qui se passe dans votre pays par rapport à Quebecor, étant nous-mêmes directement concernés puisque nous sommes en conflit depuis le mois de juin (20 semaines de grève + lockout au mois d'octobre)avec le Journal de Montréal. Ce conflit concerne les rotativistes, et tous le personnel du service des presses. Nous avons créé un blog sur lequel nous aimerions beaucoup communiquer.
( www.lockoutjournal.com ).
Vous avez tous nos encouragements de la part des 115 salariés actuellement en lockout.

 Syndicalement vôtre. Réal Asselin Commentaire n° 1 posté par: Réal Asselin
(site web) le 16/11/2006 - 16:53:52

par helios publié dans : infos
Jeudi 16 novembre 2006
Il est 2 h30 du matin. Yvan Lesniak reconduit à la porte (imperméable beige). Le PDG de Quebecor France a perdu son sourire.

Ça bouge fort autour des Quebecor

 Le PDG licencieur de chez Quebecor mis en garde à vue par ses salariés licenciés, des politiques (en l’occurrence communistes) qui mettent les pieds dans le plat, des salariés en lutte dans diverses entreprises ou corporations qui s’épaulent et préparent pour le 28 novembre un rassemblement devant le siège du Medef… Puisqu’on vous dit que ça bouge !

Le « serial licencieur » en garde à vue… républicaine

Jeudi 9 novembre, 14 heures. Yvan Lesniak, PDG de Quebecor France a convié le personnel du site d'Hellemmes à une assemblée. Il est soi-disant venu pour nous dire que nous n'avions rien compris et nous expliquer que nous avions beau battre des bras, Quebecor Hellemmes, c'est fini ! commente Jean Verschueren (CGT). Yvan Lesniak n'en est pas à sa première fermeture d’entreprise. Pour les Quebecor, c’est même "un serial licencieur". Rodé aux épreuves de force face au désespoir et à la colère des ouvriers. Il sait comment faire pour ouvrir des brèches dans la détermination et l'unité des luttes. Depuis un mois, les salariés de Quebecor se serrent les coudes, se soutiennent, touchent l'opinion publique. Pour en venir à bout, il n'y a pas trente-six solutions. Yvan Lesniak le sait : il faut diviser le personnel en jouant notamment la provocation qui conduira au dérapage. Pour Jean Verschueren, c'est dans cet objectif qu'il est venu affronter le personnel en ce jeudi. Il est venu nous provoquer.

 « Après tout, le voyou c’est lui »

Un mois de lutte déjà. La fatigue, la colère, l'impression d'être pris pour des imbéciles… Le personnel décide de mettre son patron en "garde à vue républicaine". Après tout le voyou, c'est lui, nous nous sommes les victimes, lâche un salarié. Il est dans les murs, alors nous allons en profiter pour discuter. Le personnel pose donc trois revendications. Un : est-ce lui, Yvan Lesniak, qui a été désigné par Quebecor world pour étudier les projets d'éventuels repreneurs ? Deux : la veille les salariés de Quebecor étaient en action à Auchan et chez Decoster. S’estimant en légitime défense. ils réclament le paiement de la journée. Trois : ils veulent une prime de Noël. Réponse à la première question : oui, c'est Yvan Lesniak qui étudiera les offres des repreneurs. Pour le reste, cela se complique… Je n'ai jamais payé une journée de grève et je ne le ferai pas ! Et pour la prime de Noël, vous connaissez la situation financière du groupe, on ne peut pas. La discussion est mal engagée. Le PDG est parti pour passer une bonne partie de la soirée dans l'entreprise. Le Préfet demande au directeur départemental du travail de servir de médiateur. En attendant son arrivée, l'ambiance est tranquille dans la grande salle autour d’Yvan Lesniak. On joue à la belote, on discute, on improvise une petite partie de foot.

 Débute un étrange ballet…

Yvan Lesniak, lui, discute tranquillement avec le directeur du site et ses collaborateurs. Assis, il téléphone beaucoup, son éternel sourire au coin des lèvres. Il est 20 heures, le médiateur arrive. Débute alors un étrange ballet. Les syndicalistes dans une salle, le staff patronal dans une autre. Et le médiateur qui fait inlassablement la navette entre les deux pièces pour exposer à l’un les concessions de l'autre, et réciproquement. Le manège va durer quatre heures. Il est minuit et demie lorsque le directeur départemental du travail s'adresse aux salariés. Voilà je crois que nous sommes arrivés au bout de ce qu'il était possible de faire ce soir. Pour le paiement de la journée de grève, c'est d'accord sous forme d'une avance sur salaire et une négociation sur le principe d'une prime de fin d'année démarrera lundi. Le vocabulaire est un peu bizarre. Et s’ils nous menaient en bateau? s’interrogent les salariés. Il y a un moment de flottement. Comme à chaque fois depuis le début du conflit, le personnel se décide en assemblée générale. Dans leur grande majorité, ils décident de laisser partir Yvan Lesniak. La démonstration de force du personnel est réussie. Ce soir, le PDG a reculé. Il est 2 h30 du matin. Accompagné de Jean Verschueren, des RG et escorté par le personnel, Yvan Lesniak quitte les locaux. Le chemin qui mène jusqu'à sa voiture est long, et le personnel énervé.

Là surprise, une centaine de CRS…

Le petit sourire a disparu. Le pas est vif. Le cortège arrive à la barrière de sortie. Là, surprise. Une centaine de CRS attendent. Avec leur harnachement habituel. Ils ne sont pas venus pour rigoler. Une provocation de plus pour pousser au débordement. Mais le personnel a compris. Le patron savait ce qui allait se passer en venant ici, il essaie de nous pousser à la faute, il ne nous aura pas, lâche un ouvrier. Et en effet, en ce jeudi soir, il ne les aura pas. Malgré la fatigue de la journée, la colère, la haine parfois, les salariés sont restés d'une dignité exemplaire. Pas même une bousculade, à peine quelques noms d’oiseau... Yvan Lesniak est reparti la tête basse, escorté de dizaines de voitures de police. Et finalement même si certains salariés voulaient en découdre ou auraient bien gardé un peu plus longtemps leur patron français à leurs côtés, ils semblent presque tous satisfaits. Nous ne sommes pas tombés dans le piège. S'il y avait eu un seul incident, on perdait tout, soupire Jean Verschueren. Les discussions entre salariés dureront toute la nuit, car si certains ont exprimé leur désaccord, il faut préserver l'unité. Parler, parler encore, argumenter pour mettre en avant ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise. C'est normal que nous ne soyons pas toujours tous d'accord. Maintenant, nous avons pris une décision collectivement, et nous l'assumons collectivement. Notre seule force c'est notre unité. Une force que les patrons tenteront à nouveau de mettre à mal, les salariés s'y attendent et s'y préparent. En tous cas ce soir, c'était échec au patron.

                                                                                                 Isabelle GUETRELLE
Mercredi 15 novembre 2006
Aujourd'hui :

                Petite delegation de 10/12 personnes au syndicat professionnel de l'imprimerie et de la communication graphique.

                 Un rendez-vous avec l'attaché de cabinet de Monsieur de VILLEPIN à la prefecture de lille.
par helios publié dans : infos
Mardi 14 novembre 2006
Mardi 14 novembre 2006

???

Actualités du 23-10-2006

Marchés : Québécor World signe un contrat de 1 milliard de dollars


Quebecor World Inc. et Groupe Pages Jaunes (canada) ont annoncé jeudi la signature d'un contrat d'impression d'annuaires d'une valeur de plus d'un milliard de dollars canadiens expirant en 2020. Le contrat couvre plus de 300 titres dont les annuaires résidentiels et les annuaires Pages JaunesMC pour Toronto, Montréal, Vancouver, Calgary et Winnipeg, en plus des annuaires combinés des petites collectivités à travers le Canada. Groupe Pages Jaunes et Quebecor World Inc. se sont unis pour imprimer les annuaires téléphoniques canadiens depuis que les premières pages blanches de Montréal sont apparues vers la fin du XIXe siècle, suivies par les annuaires Pages Jaunes en 1908. Les éditions actuelles sont imprimées dans des installations ultramodernes en Alberta, en Ontario et au Québec.
par helios publié dans : infos
Mardi 14 novembre 2006
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Lundi 13 novembre 2006
 

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